L’espace culturel de Rombas, fort de ses 500 places, affiche complet pour cette première du spectacle du chanteur français     Sanseverino version 2010, de passage en Moselle avant d’enchaîner par quatre jours dans la capitale, au Bataclan.

 

 

    Présentant son nouvel album, Les Faux Talbins, Sanseverino, 50 ans au compteur l’année prochaine, affiche une mine goguenarde, le sourire aux lèvres, visiblement content de remonter sur scène. Il est accompagné d’une batterie, deux guitares, un clavier et un trombone proposant un rock engagé déviant tout à la fois vers le jazz et le blues folk bien porté sur le swing. Tout un panel de sonorités mixées derrière une voix douce mais acerbe, balançant joies de l’esprit et revendications notoires.  

 

    L’artiste a amené également dans ses bagages quelques reprises, dont le très américain A boy named Sue de Johnny Cash, ici revu et corrigé en version française, collant bien au style de l’artiste, toujours un peu frappé…  

 

 

 

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    Le public n’est composé ‘‘que de vieux’’ comme s’en plaindra le chanteur dans le métier depuis plus de vingt ans, certes pas aussi remuants que leurs enfants, mais appréciant néanmoins avec enthousiasme les qualités du trublion parisien.   

 

    Celui-ci propose alors une version pour le moins inédite de la salsa du démon, bien suivi par les spectateurs aussi amusés que médusés.  

 

    Derrière la scène, un écran géant diffuse tantôt des extraits de films, tantôt des illustrations éloquentes des paroles, d’un bon goût pas toujours établi. Sur la chanson éponyme de son nouvel album, Sanseverino envoie au public une liasse de faux billets, continuant d’arpenter la scène comme un beau diable en swinguant, une guitare en forme de caravane pendue au cou.  

    Dans une version édulcorée par rapport aux compositions studio, l’artiste nous propose une vérité qui nous avait visiblement jusqu’à présent échappée, Les rockers aiment la Java. Étonnante découverte, et possibilité innée de mêler Iggy Pop et Metallica avec Giscard d’Estaing, Sarkozy et…la Java !  

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Au milieu de bons nombres de titres de son dernier opus, Sanseverino nous propose une reprise pour le moins apaisée du Cayenne remis au goût du jour il y a de cela quelques années par Parabellum, repris par une majorité des spectateurs debouts comme assis dans les gradins.  

    N’oubliant pas de collectionner impertinences et pensées personnelles, Sanseverino nous fait part pendant plus de deux heures de son univers décalé et prenant, terminant son live sur un changement de décor pour le moins…imprévisible.  

   



Celui qui avait tant décrié la présence de la cathédrale lors de son concert place d’Armes lors des soirées de Metz en Fête, il y a deux ans de cela, semble s’être faussement réconcilié avec l’église, revêtant même une superbe soutane. Suivi par le reste de sa troupe, l’ensemble est hilarant à voir.

 

 

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    Il est bon de retrouver Sanseverino sur les routes avec ce nouvel album, dans la continuité des ses précédentes réalisations, les chansons étant bien développées en concert, supprimant immédiatement cette impression de voir en live ce qu’on a entendu à la maison. Ce constat est dédoublé par la présence de l’écran géant et des différents courts métrages, tout autant que de la qualité et la prestation des musiciens qui accompagnent l’artiste sur scène.

    Un très bon point pour l’Espace Culturel de Rombas, qui se place donc, pour l’année de ses 10 ans en septembre prochain, comme une     salle à inscrire dans son carnet d’adresses, avec la venue prochaine entre autres de Dominique A et de Souad Massi.
 



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